La pilule du bonheur, an introduction.
Hier soir, entre deux louches de gnocchi au gorgonzola, j’ai pris ma première pilule de Procuta Gé, un petit-fils du décrié Roaccutane. Après une prise, je ne peux bien évidemment pas encore vous parler de mon dos de mère-grand ni de mes lèvres en carpaccio de boeuf, mais dans quelques mois ça devrait le faire, don’t worry guys !
Je vais donc vous parler de moi -j’adore déjà- ou plutôt de mon expérience avec l’acné, du grec ακμή qui signifie sommet… Les boutons, j’en ai eu quelques guirlandes à 13 ans, comme à peu près tout le monde. Puis ces guirlandes ont totalement disparu pour revenir quelques années plus tard, accompagnées du sapin complet.J’ai donc passé mes premières années de chopes intempestives en boîte sponsorisée par la Double steak and cheese de Domino’s pizza.
Je me souviens avoir plusieurs fois consulté un dermatologue et essayé divers traitements oraux et locaux, mais rien de bien concluant. Ne voyant aucun résultat, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et me suis mise à acheter tous les produits anti-acné du marché, du L’Oréal Pure zone au Proactiv ricain en passant par le basic 3 temps de Clinique, avec plus ou moins de résultats.
C’est l’année dernière que j’ai décidé de me faire à nouveau suivre par un dermato, qui a très bien compris mon problème de peau réactionnaire et de doigts despotiques et m’a proposé de nouveaux antibiotiques -Toléxine Gé, in case you’re wondering- et un nouveau traitement local. Les premiers résultats ont vraiment été satisfaisants, même si je n’avais toujours pas réussi à contrôler mon envie clinique de tripoter chaque petite imperfection de ma peau -ce qui m’a d’ailleurs laissé quelques cicatrices-. J’en ai fait trois cures de plusieurs mois, avec des dosages différents. Après l’été, mon dermato et moi avons décidé d’arrêter les antibios et de voir comment ma peau réagirait sans son tuteur. Eh bien elle n’a pas manqué de refaire des siennes, avec des poussées de petits boutons et de points noirs. Rien ne me permettant pas de sortir de chez moi, mais déprimant tout de même.
Je m’étais déjà renseignée quelques temps plus tôt sur le traitement Roaccutane (aujourd’hui vendu sous les noms de Curacné et de Procuta) et malgré des effets secondaires craignos et certains commentaires alarmants -c’est la fin du monde, haaaa !-, j’ai décidé de sauter le pas. Ma quête du teint parfait le vaut bien.
Trois jours après ma prise de sang -aïe- effectuée, je me suis rendue chez mon dermato qui m’a sorti l’artillerie lourde : liste de produits “au cas où”, carnet de suivi, ordonnances diverses etc… Pour le moment je suis à 20mg par jour et je le revois dans un peu moins d’un mois.
Et bien voilà, je vous tiendrai au courant chaque mois des effets de ce médicament ainsi que des produits que j’utilise ou compte utiliser.
Si vous voulez me faire partager vos différentes expériences avec l’acné ou Roac, n’hésitez surtout pas !
