Au péril de ma vie

Procuta Gé, derniers mois et fin du traitement.

Après neuf mois de traitement, j’ai pris ma dernière pilule de Procuta Gé -aussi appelé Roaccutane- en juillet dernier. Finis les prises de sang désagréables et les rendez-vous dermato mensuels !

La dernière fois que je vous ai parlé de Procuta, je finissais mon 5e mois de traitement et étais alors à 30mg/jour. Au 6e mois, je suis passée à 35mg et ai continué à cette dose jusqu’à la fin. Mon taux de triglycérides est resté un peu au dessus de la moyenne mais pas assez pour redescendre à 30mg. Heureusement, sinon j’en serai encore à prendre mes petites pilules tous les soirs…

Je n’ai plus eu d’effets secondaires à partir du 6e mois. Mes lèvres sont restées douces et hydratées, et les plaques d’eczéma qui étaient venues s’installer sur mes mains et mes jambes se sont envolées sans laisser de traces. Et cherry on the cake, je n’ai pas eu un seul vrai bouton, rouge et enflammé comme on les aime, depuis le mois de mars.

Bon, il est temps de vous parler des résultats qu’a eu ce traitement sur la qualité de ma peau…

Pendant les trois premiers mois, j’ai parfois eu la peau un peu granuleuse et plus de microkystes que d’habitude, mais ils sont vite partis et sans s’enflammer.
Tout le long du traitement, j’ai eu les pores plus dilatés que d’habitude mais pas la peau plus grasse. D’ailleurs, je ne me souviens pas avoir brillé une seule fois.
Ma peau est devenue très fragile, et j’ai fini par m’interdire de toucher à mes points noirs car elle partait en lambeaux au moindre petit coup de tire-comédons. Et comme elle marquait plus, j’en garde malheureusement quelques cicatrices…

Aujourd’hui, deux mois après l’arrêt du traitement, ma peau va bien. Mes pores sont moins dilatés -bizarre-, mes cicatrices moins visibles, et surtout je n’ai plus de boutons rouges et purulents. Il m’arrive d’avoir de minuscules microkystes mais ils ne résistent pas plus de deux jours au peroxyde de benzoyle.
Je sais qu’il est possible de faire une “rechute” après ce médicament, du coup je guette toute éruption de boutons suspecte, mais je suis plutôt confiante.

Depuis que mon grain de peau est plus joli, je me sens mieux avec les autres et surtout avec moi-même. Je ne me dissimule plus derrière mes cheveux ou sous mon écharpe. Je n’ai plus rien à cacher, littéralement et métaphoriquement parlant. Et ça fait du bien.

L’expérience que j’ai eu avec Procuta Gé est assez idyllique (pas de poussée de boutons, peu d’effets secondaires…), mais elle est rare. Je ne voudrais pas que vous pensiez qu’il s’agit d’un petit traitement pépère où la seule contrainte est de ne pas oublier son cacheton.
En plus des obligations médicales (prises de sang, tests de grossesse, rendez-vous chez le dermato tous les mois…), ce médicament peut avoir des effets secondaires très lourds, aussi bien physiques que mentaux. C’est d’ailleurs pour ça qu’on ne le prescrit que lorsque nécessaire.

Pour celles et ceux qui cherchent plus d’informations sur ce médicament, je vous propose de lire ceci. Si vous désirez consulter d’autres témoignages et que l’anglais ne vous fait pas peur, ce forum regorge de récits de jeunes gens qui ont été, ou sont encore, sous traitement.

Procuta Gé, quatrième et cinquième mois.

Holy Moly,  comme je suis en retard ! Je vais bientôt passer à mon sixième mois de traitement donc, au lieu de faire deux articles différents pour mon 4eme et mon 5e mois de Procuta, j’ai décidé de tout regrouper dans le même post -j’espère que vous ne m’en voudrez pas !-.

4eme mois de traitement

Après un troisième mois à 30mg/jour et sans grand boulversement du point de vue de ma peau, ma dermato a décidé d’accélérer un peu les choses en augmentant ma dose de 10mg. Comme d’habitude c’est la peau de mon corps, et non celle de mon visage, qui s’est tout pris dans le derme : jambes qui grattent, eczéma des ongles jusqu’aux épaules, plaques de sécheresse dans le dos… Mais alors ma gueule -qu’est-ce qu’elle a ma gueule- rien, nada, niet. Quand je regarde mon visage dans un miroir grossissant, je peux toujours voir mes pores remplis de sébum -coucou, je m’appelle Blackhead !-. C’est limite pire que quand je ne prenais aucun médoc.
La seule différence -on ne va quand même pas cracher dessus- est que je n’ai plus de gros boutons, voire de boutons tout court.
Après ce quatrième mois en demi-teinte -ça gratte !-, je me disais que ma dermato allait à nouveau augmenter ma dose, ou au moins me laisser à 40mg. Et bien non, mon taux de cholestérol avait doublé en un mois, et mes analyses de sang ressemblaient à celles, je cite, d’un “alcoolique s’étant uniquement nourri de charcuterie pendant 10 ans“. Je suis donc redescendue à 30mg…

5eme mois de traitement

Avec 10mg d’isotrétinoïne en moins dans le sang, je me disais que ce cinquième mois de traitement passerait comme une lettre à la poste. Et bien j’avais tort : mes lèvres se sont réellement asséchées et aucun baume ne les soulageait plus de 10mns. J’étais même parfois obligée de retirer les petits bouts de peau à la pince à épiler -glamour-. Ce n’était vraiment pas joli, et encore moins agréable. Etrangement ça a duré une dizaine de jours, puis plus rien. Mes lèvres sont vite revenues à la normale.
A part ça, RAS, le sébum est toujours là

Pour celles qui ont fait ce traitement, pensez-vous que je suis trop exigeante ? Quels ont été les résultats de ce traitement sur votre peau ?

 

Procuta Gé, troisième mois (les doutes).

Pour ce troisième mois de traitement, je suis passée de 25 à 30mg par jour, ce qui (d’après certains blogs consultés) correspond à peu près à la dose de tout début de traitement prescrite aux “grands acnéiques”. C’est aussi à partir de cette dose que de vrais effets secondaires se font ressentir dans plus de 90% des cas…
Et bien je dois faire partie des 10% d’oubliés car à part quelques plaques de sécheresse et le cheveu un peu plus plat que d’habitude, il ne s’est rien passé. Nada. Niet ! Le bal de points noirs et de boutons blancs tant attendu -et presque espéré- ne s’est pas donné et mes stocks de Ceralip commencent à tirer la tronche.

Du coup je m’interroge : comment 30mg peuvent-ils engendrer moins d’effets secondaires -et d’effets tout court- que 25mg ?
La peau de mon visage devrait déjà être plus sèche, mes points noirs devraient avoir commencé leur exil et mes lèvres devraient être en charpie. Et bien non, ma peau supporte toujours aussi bien les masques purifiants, mes points noir ont l’air bien confortablement installés et mes lèvres n’ont jamais été aussi douces… Je suis dans le doute.
Le peu d’effets secondaires serait-il dû au fait d’avoir commencé le traitement à seulement 20mg ? Roaccutane ne fonctionnerait-il vraiment que sur les acnés sévères ?

D’après ma dermato, c’est psychologique. Elle m’a d’ailleurs dit que j’avais les pores dilatés -p*te-, et que c’était un signe que Roacc était en pleine action. J’attends de voir.

Pour mon quatrième mois, je passe à 40mg par jour et, comme d’hab, vous tiens au courant ;)

Procuta Gé, deuxième mois.

Houlala comme le temps passe vite ! Il a deux mois déjà je prenais, non sans appréhension, mes premiers cachets de Procuta. J’étais alors à 20mg par jour -petite joueuse !-. Pour mon deuxième mois de lutte conte l’acné ma dermato, toujours dans son idée d’y aller petit à petit pour éviter, je cite :”que tout remonte à la surface et que vous soyez défigurée”, avait décidé d’augmenter ma dose de 5 riquiquis miligrammes…

Et bien comme dirait Christina Milian, “never judge a book by it’s cover” car ces 5mg de plus ont très vite affectés l’état de ma peau !

La première semaine (5eme de traitement), de petits boutons ont commencé à faire leur apparition mais le pire, ce sont les plaques d’eczéma qui sont venues s’installer sur mes mains en grande majorité, et un peu sur mes jambes. J’ai donc finalement investi dans un bon gros tube de Dexeryl pour hydrater mes jambes et ai gardé ma crème Neutrogena pour mes mains. Au jour où j’écris ce billet, mes jambes sont redevenues soyeuses et mes mains sont sur la voie de la guerison. Amen.

La deuxième semaine, mes pores se sont visiblement élargis -surtout sur le nez- et mes points noirs sur la zone T étaient plus visibles. Ils paraissaient aussi ancrés plus profondément dans l’ épiderme car carrément impossibles à extraire -oui je sais, c’est pas bien, mais je souffre de tripotomanie-. Je me suis aussi mise à développer ce que nos amis anglophones appellent “backne”, de l’acné dans le dos, moi qui avant Procuta avait toujours eu le dos parfaitement lisse ! Ah oui, j’ai aussi eu un chtar sur la fesse gauche et je me suis dit que ça pourrait peut-être vous intéresser.

Les deux dernières semaines ont été plutôt calmes et encourageantes, à part une PNI (pustule non identifiée) dans le cou et les lèvres qui commencent vraiment à s’assécher en fin de mois. Lors de ma dernière visite, ma dermato a même trouvé que j’avais une jolie peau, mais elle a encore insisté sur le fait que ce traitement devait être fait sur le long terme pour moi dont l’acné est faible mais récalcitrante, car Roac a tendance à être moins efficace pour les petits acnés que pour les acnés plus graves du genre kystique.

Pour mon troisième mois, je passe à 30mg et c’est possible que j’aie le droit à une belle petite éruption de boutons… C’est dans la joie et l’alégresse que je vous tiendrai au courant !

Procuta Gé, premier mois.

Au lieu de vous embêter toutes les semaines avec un article sur l’évolution de mon traitement Roaccutane, j’ai décidé de faire un unique poste par mois de traitement, regroupant les effets indésirables ou longtemps désirés que j’ai pu observer ainsi que les produits que j’ai pu tester (article dédié à venir).

Pour ce tout premier mois, ma dermatologue avait décidé de me prescrire un dosage assez faible d’isotrétinoïne -à vos souhaits- pour éviter une trop grosse poussée d’acné avant les fêtes -so nice-, 20mg par jour. En plus, elle m’a prescrit des goutes pour les yeux et un baume pour les lèvres, Ceralip de La Roche Posay.

La pemière semaine de traitement, je n’ai rien remarqué de spécial au niveau de ma peau. En revanche, mes cheveux semblaient plus secs et mon cuir chevelu me démangeait. Je suis donc allée voir mon pharmacien qui m’a conseillé la mousse traitante Kélual DS pour mon cuir chevelu et le concentré ultra-nutritif Nutricerat pour mes longueurs, les deux chez Ducray.

Au début de la deuxième semaine, la peau de mon visage ne réagissait toujours pas aux petites pilules, mais ça n’empêchait pas le reste de mon corps de se rebeller ! J’ai eu un petit saignement de nez, de grosses courbatures et les jambes qui me démangeaient terriblement avec apparition de plaques rouges. Je n’ai pas encore investi dans un produit pour le corps, mais si mes jambes continuent de me gratter autant, je pense me tourner vers un produit Ducray (j’ai vraiment confiance en cette marque) ou un tube de Dexeryl.

C’est vers la fin de la deuxième semaine de traitement, et tout au long de la troisième, que la peau de mon visage a -enfin- commencé à réagir, avec l’apparition d’une armée de points noirs et de comédons, positionnée essentiellement sur la machoire et tout autour de la bouche. Ma peau n’étant pas du tout sèche, j’ai continué à appliquer le soin TriAcnéal d’Avène, que j’utilisais avant de prendre Procuta, sur les zones problématiques, dans l’espoir de dégommer les imperfections plus rapidement. Mes jambes ont continué de me gratter mais ayant grave la flemme d’aller acheter un produit adapté, je me suis badigeonnée les gambettes de crème pour les mains Neutrogena, bien grasse, bien blanche, bien sex, mais bien efficace aussi  ! Les courbatures sont toujours là, mais je m’y suis habituée.

C’est lors de la quatrième semaine que de vrais progrès au niveau de mon épiderme facial -”lol“- se sont fait sentir : mes points noirs ont commencé à disparaître -même ceux qui étaient là depuis Mathusalem-, ma peau est devenue plus lisse, et les quelques microkystes qui me faisaient l’affront de pointer le bout de leur nez ne combattaient pas longtemps, et étaient souvent éradiqués en 24h. J’ai toujours un peu mal partout mais bon, c’est ça d’être une grande sportive -re “lol”-.

Et voilà pour ce premier mois ! J’ai déjà commencé mon deuxième mois de traitement à un nouveau dosage, et je peux vous dire qu’il y a du changement, mais vous en saurez plus le mois prochain ;)

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